La Nuit Fantasmagothic 2015
Motorama |
Le partenariat entre Une Nuit Cent Lunes et Manic Depression
a encore frappé cette année, avec la seconde édition de la Nuit Fantasmagothic
qui a eu lieu le 31 octobre à La Nef à Angoulême. La programmation de cette
année s’est orientée du côté du Goth Rock et du Post Punk, avec cinq groupes et
une performance, sans oublier l’after prévue jusqu’à l’aube.
En arrivant, je constate qu'il y a beaucoup moins de monde
que lors de la première édition. Espérons que cela n'entraine aucune
conséquence pour les éditions futures car la région avait grandement besoin
d'un événement de ce type.
Les lumières s’éteignent pour Veil of Light. Le groupe
suisse baigne dans une pénombre, accompagné d’une lumière froide et de fumigène
qui ajoutent une ambiance pesante à leur Cold Wave et leurs rythmes
synthétiques tels que je les affectionne. Une bonne découverte, qui laisse
présager une excellente soirée.
Nova Et Vetera fait ensuite son entrée, et nous gratifie d'un
set musical composé exclusivement de chansons inédites ainsi que d'une nouvelle
histoire projetée sur grand écran. Le style est bien plus Goth Rock que lors de
l'édition précédente, ce qui n'est pas pour me déplaire. Un Monsieur la Mort
toujours aussi proche du public, auquel je remercie une fois encore de m'avoir
permis de prendre des photos et pour notre discussion.
C'est Christine Plays Viola qui enchaine, avec une New Wave
à la fois enjouée et entrecoupé de mélodies plus sombres et d'ambiance plus
lourde, en nuances subtiles de Darkwave. Massimo Ciampani, le chanteur, assure
le show de sa voix grave et sa danse effrénée.
1919 est un groupe des premières heures du Goth Rock et du
Post Punk, pour ne pas dire l'un des pionniers des genres. Fondé au début des
années 80, un peu comme Southern Death Cult dont ils ne cachent pas
l'influence, le groupe renait de ses cendres à la fin des années 2000 les
membres originels accompagnent un jeune chanteur, Rio Goldhammer qui ont réussi
à concilier fans des premières heures du groupe avec une nouvelle génération,
et le résultat est plus que plaisant sur scène.
Un interlude nous attend dans le hall de la Nef. Une
performance artistique de personnages cagoulés dirigés par Monsterlune, la
créatrice des tenues et des cagoules, qui me fait penser au film Begotten, une
naissance à partir du chaos mais dans un enchevêtrement de couleurs et de
formes.
De retour dans la salle, Motorama se prépare à entrer en
scène. L'ambiance glaciale dégagée par le groupe russe et la disposition
minimaliste me laisse perplexe. Cependant leur prestation est plus que
maitrisée, elle me fait penser à du Joy Division mais joyeux. Mais cela ce
rapproche plus de l'indie pop que de la Coldwave selon moi.
Cette année encore je ne reste pas pour les set des DJ et
des VJ, à mon grand regret. Mais cette soirée aura tenu toutes ses promesses
une fois de plus.
Une review fort agréable à lire cher ami, merci our tes mots et photos. w.
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